Tuesday, May 29, 2007

L'anglais n'est pas ma langue maternelle

LOL !

Mingle2 Free Online Dating - Science Quiz

Heureusement que j'ai quelques souvenirs...

Friday, May 25, 2007

Et maintenant, les législatives !

On nous dit que Le Monde est un journal de gauche. Mais je ne m'explique pourquoi un "journal de gauche" propose des chats intitulés "L'UMP a-t-elle déjà gagné les législatives ?", à 15 jours des législatives. Difficile de faire plus biaisé, surtout qu'il y a sur le site du Monde d'autres articles du même tonneau, comme "Dans l'euphorie qui règne à droite, la base UMP se réjouit de l'ouverture" ou "Jean-Claude Mailly (FO) "rassuré" par la méthode du gouvernement". Je préfère arrêter là l'énumération des titres de cet ex-journal de gauche.
Décidément, il ne reste plus beaucoup de médias, à gauche...

Petit ajout tardif (le 29 mai) : Ca a peut-être un rapport avec le fait qu'Alain Minc, président du Conseil de Surveillance ainsi que de la Société des Lecteurs du Monde, est un fervent soutien de Sarkozy ? Et que Jean-Marie Colombani, le futur ex-directeur du Monde, est également assez proche de l'ancien candidat UMP à la présidentielle ? Lire ceci pour s'en convaincre.

Tuesday, May 22, 2007

Le dilemme de la démocratie

La démocratie est un exercice exigeant. Le Venezuela est en train de le découvrir. Comme le raconte Libération, Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela affirme qu'il ne renouvelera pas la licence de la chaine de télévision RCTV. Cette chaine privée, qui soutient l'opposition politique, est une des seules à être captée dans tout le pays. Des centaines de journalistes ont manifesté contre cette menace de censure. Honnêtement, la censure, c'est mal. J'espère personnellement que Hugo Chavez ne mettra pas sa menace à exécution.
Une remarque toutefois : RCTV a soutenu le coup d'état de 2002 qui a renversé Chavez, démocratiquement élu, encore une fois, pendant deux jours, avec l'appui d'une grande partie des médias, qui sont notamment allé jusqu'à taire les gigantesques manifestations qui ont fini par rétablir le pouvoir légitime. Et ça aussi, c'est mal. L'exigeance démocratique vaut pour tout le monde, et on se demande où était les journalistes, qui manifestent aujourd'hui pour la liberté d'expression, à ce moment-là.
Plutôt que la liberté d'expression, il me semble que les journalistes devraient plutôt se reclamer du devoir d'information. La différence est sensible, et pas seulement au Venezuela.

Wednesday, May 16, 2007

Maintenant, c'est officiel

Nicolas Sarkozy est président de la République. Rien qu'à me relire, ça me parait incongru.

On ne peut que conseiller à Sarkozy de déguster la journée de demain, quand Fillon annoncera le (probable) ralliement de Kouchner. Ca sera le sommet de sa vie politique (sauf si nos pires cauchemards se réalisent). Après, en principe, ça ne peut plus que redescendre.

Fier comme Artaban

Parlons une dernière fois de Chirac. Dans sa dernière allocution, Chirac exprime la fierté du devoir accompli. On est en droit de se demander de quoi il est fier exactement.
Après avoir démontré qu'il était prêt à tout pour accéder à la magistrature suprême, émaillant son parcours politique de trahisons, de retournements de veste, d'affaires politico-financières et de déclarations démagogiques voire racistes, il a une fois en place, après tant d'efforts et de compromissions, démontré son insignifiance complète comme dirigeant. Essais nucléaires, crises sociales de 1995, dissolution de 1997, référendum sur le traité européen de 2005, il n'y a vraiment pas grand-chose de positif à son bilan. Tout au plus une posture : l'opposition de principe à la guerre en Iraq en 2003, mais on peut lui reprocher son manque de finesse diplomatique, qui a entrainé l'échec de cette posture, la guerre ayant bien eu lieu et les Etats-Unis prenant des mesures de rétorsion contre la France.
Confronter un homme politique à l'heure du bilan à ses promesses électorales devrait être une évidence. Ca semble un tabou, en France. Par charité, je préfère ne même pas parler de la "fracture sociale"...

Si j'étais Jacques Chirac, je serais terrifié par le jugement de l'Histoire.

Tuesday, May 15, 2007

Râleurs !

Le journal gratuit Metro publie aujourd'hui un article intitulé "Travail : les Français très râleurs", qui se base sur un comparatif au niveau international, pour savoir dans quel pays les travailleurs se plaignent le plus. La France arrive en tête, d'après cette étude du groupe de recherche britannique FDS.
Ce qui est frappant, c'est que dans l'optique de Metro, le fait que les Français se plaignent beaucoup de leur travail fait forcément d'eux des râleurs. Il y a là un présupposé que je trouve regrettable, mais qui montre bien le point de vue de plus en plus évident chez presque tous les médias français.
Et si les Français étaient tout simplement très malheureux dans leur vie professionnelle ?

Petits ralliements entre ennemis

Il semblerait que certains éléments parmi les plus mous parmi la gauche molle soient tentés de se rallier à Sarkozy.
Les motivations de Sarkozy sont limpides : Faire le plus de mal possible à toute forme d'opposition. Après avoir assassiné le FN (Bon débarras ? Dommage que le président au pouvoir ait repris l'essentiel de son programme) et blessé à mort l'UDF durant la campagne électorale, il espère évidémment infliger des blessures supplémentaires à la gauche et achever les centristes, le laissant seul maitre du champ de bataille. Concrètement, ça veut dire utiliser ses ralliements pour obtenir le meilleur score possible aux législatives (et peut-être aux municipales, puisque des rumeurs parlent déjà d'un énième tripatouillage électoral pour les replacer au mois d'octobre. En 2008, c'est sans doute impossible à gagner : l'agenda sarkozyste doit prévoir qu'à ce moment, il sera en pleine réforme impopulaire) afin d'avoir la majorité la plus large possible (et tout ce qui va avec, y compris une asphyxie financière pour les partis laminés), et d'avoir les coudées franches pour longtemps.
Peu de temps après, sous un pretexte quelconque, un remaniement ministériel laissera les "ralliés" sur le bord du chemin, bien sûr.
Que peuvent-ils donc espérer d'une telle manoeuvre ? Sont-ils naïfs au point de croire que Sarkozy pourrait vraiment avoir envie de gouverner avec la gauche ou même le centre ? Difficile à croire. On s'interroge donc sur leurs motivations. Si quelqu'un a une idée, je suis preneur.

Friday, May 11, 2007

Canard enchainé

Le nouveau président n'a même pas encore pris ses fonctions que déjà la liberté de la presse en prend un coup : un juge d'instruction a essayé de perquisitionner les locaux du Canard enchainé, un des rares journaux s'opposant à Sarkozy. Sûrement une coïncidence...

Thursday, May 10, 2007

Bas les masques

Il n'aura fallu que quelques heures à Nicolas Sarkozy pour jeter le masque après son élection. En effet, à peine élu, il se paye ou plutôt se fait payer par un de ses "amis", des vacances dont le montant total est estimé à plus de 15 SMIC annuels (près de 40 RMI). Il prétend toutefois qu'il ne voit en quoi cela pose un problème. Tant mieux pour lui. Mais nous, en tant que citoyens, électeurs et accessoirement de contribuables, pouvons-nous accepter que le (bientôt) président de tous les Français se compromette ainsi avec des intérêts privés ? Des informations publiés par Libération prouvent que l'amitié de Bolloré et de Sarkozy est plutôt du genre récente, et que donc ça n'est pas par pure sympathie que l'un a fait bénéficier l'autre de ses largesses. On est en droit de se demander ce que Sarkozy lui a promis en retour. Ce type de pratique porte un nom : prévarication.
Un rappel : Le président est au service de la France, pas l'inverse.

Tuesday, May 08, 2007

Elections présidentielles : Bon ben ça y est...

« Comme le peuple grossissait tous les jours, les Troglodytes crurent qu'il était à propos de se choisir un roi. Ils convinrent qu'il fallait déférer la couronne à celui qui était le plus juste, et ils jetèrent tous les yeux sur un vieillard vénérable par son âge et par une longue vertu. Il n'avait pas voulu se trouver à cette assemblée; il s'était retiré dans sa maison, le coeur serré de tristesse.

Lorsqu'on lui envoya des députés pour lui apprendre le choix qu'on avait fait de lui: "A Dieu ne plaise, dit-il, que je fasse ce tort aux Troglodytes, que l'on puisse croire qu'il n'y a personne parmi eux de plus juste que moi! Vous me déférez la couronne, et, si vous le voulez absolument, il faudra bien que je la prenne. Mais comptez que je mourrai de douleur d'avoir vu en naissant les Troglodytes libres et de les voir aujourd'hui assujettis." A ces mots, il se mit à répandre un torrent de larmes. "Malheureux jour, disait-il; et pourquoi ai-je tant vécu?" Puis il s'écria d'une voix sévère: "Je vois bien ce que c'est, ô Troglodytes! votre vertu commence à vous peser. Dans l'état où vous êtes, n'ayant point de chef, il faut que vous soyez vertueux malgré vous: sans cela vous ne sauriez subsister, et vous tomberiez dans le malheur de vos premiers pères. Mais ce joug vous paraît trop dur; vous aimez mieux être soumis à un prince et obéir à ses lois, moins rigides que vos moeurs. Vous savez que, pour lors, vous pourrez contenter votre ambition, acquérir des richesses et languir dans une lâche volupté; et que, pourvu que vous évitiez de tomber dans les grands crimes, vous n'aurez pas besoin de la vertu." Il s'arrêta un moment, et ses larmes coulèrent plus que jamais. "Et que prétendez-vous que je fasse? Comment se peut-il que je commande quelque chose à un Troglodyte? Voulez-vous qu'il fasse une action vertueuse parce que je la lui commande, lui qui la ferait tout de même sans moi et par le seul penchant de la nature? O Troglodytes! Je suis à la fin de mes jours, mon sang est glacé dans mes veines, je vais bientôt revoir vos sacrés aïeux. Pourquoi voulez-vous que je les afflige, et que je sois obligé de leur dire que je vous ai laissés sous un autre joug que celui de la vertu?" »



Montesquieu, Les lettres persanes (source : Wikisource)
Surtout ne venez pas vous plaindre...

Wednesday, May 02, 2007

Débat, suite

Encore une chose concernant le débat Sarkozy-Royal : les analyses des différents médias français, qui analysent cet évènement de la campagne présidentielle comme s'il s'agissait d'un match de foot, me dégoutent littéralement. Il faudrait qu'ils se rappellent qu'on n'est pas en train de parler d'un spectacle, là, mais d'un choix essentiel pour l'avenir des citoyens de ce pays. Comment reprocher aux citoyens de faire leur choix pour des raisons superficielles (comme une de mes tantes, qui a toujours voté Chirac, simplement parce qu'il est né la même année qu'elle), quand les journalistes politiques eux-mêmes (qui sont aussi des professionnels de la politique) se livrent à des analyses aussi stupides ?

J-3. Amusons-nous !

Après avoir encouragé Ségolène Royal au stade Charlety hier (simplement pour faire masse dans la foule. On ne peut pas faire grand-chose pour l'aider, alors j'ai fait le peu que je pouvais, en plus de mon vote), j'ai regardé le débat de ce soir (ou plutôt de hier soir, vu l'heure). L'ensemble donne surtout une impression de confusion, ce qui veut dire que ça ne changera sans doute pas grand-chose. Désolé de faire preuve d'abattement, mais notre sort a l'air à peu près scellé. Je suis sans illusion sur les résultats du vote de dimanche prochain.
C'est effrayant. J'ai l'impression d'être dans une voiture lancée à pleine vitesse, en compagnie de 60 millions d'autres personnes, et d'être l'un des seuls à voir le mur de béton armé en plein dans notre trajectoire. Pourquoi y a-t-il si peu de personnes lucides ?
Un conseil : Profitez de ces derniers jours de liberté. Faites la fête, amusez-vous. Ce qui est pris est pris ! La semaine prochaine, une nouvelle ère commence, pour notre malheur à tous. Les temps à venir seront durs.
Le tonnerre gronde déjà...

Monday, April 30, 2007

Le quatrième pouvoir

La manière dont se comportent les médias dans cette campagne électorale est proprement scandaleuse, et sera sans doute désignée un jour comme telle par les historiens.
Un tel parti pris pour un candidat, Nicolas Sarkozy, c'est du jamais vu en France, je pense. Et depuis le premier tour, c'est pire.
Il faut avoir entendu Olivier de Lagarde, chroniqueur et "intervieweur" de France Info, quand il "interroge" Villepin, le 26 avril. Ca ressemblait plus à une interview fictive de spot de campagne qu'à un travail journalistique. Villepin a quasiment monopolisé la parole, et quand Lagarde posait une question (pas très agressive, ça va de soi), l'aisance de la réponse montrait bien que Villepin connaissait les questions à l'avance.
Rien à voir avec l'interview d'Aurélie Filipetti (une conseillère de Sègolène Royal), le 24 avril, sévèrement malmenée par le même Olivier de Lagarde.
Ca n'est qu'un exemple. On pourrait les multiplier à l'envie, tellement les médias français semblent avoir fait allégeance à Sarkozy. Les quelques médias essayant de s'exprimer librement, comme le Canard enchainé ou Marianne, sont d'ailleurs frappés d'ostracisme et ne sont plus cités par la majorité des autres médias. Autre exemple, plus significatif, le scandale des magouilles immobilières de l'Ile de la Jatte, à Neuilly : Sarkozy ne s'en est jamais expliqué, se contentant d'un "c'est stupide" définitif, alors que la gravité des accusations formulées par le Canard enchainé aurait dû le pousser à porter plainte pour diffamation, si vraiment ces accusations étaient infondées. Dans tout autre pays, ce type d'accusation aurait suffit pour que le candidat retire sa candidature et voit sa carrière politique brisée. En France, apparamment, la collusion et la corruption ne sont plus un problème. L'information a à peine été reprise par les autres médias, pendant un jour ou deux, alors que le Canard s'est fait l'écho des différents détails pendant trois semaines, démontant point par point les dénégations de Sarkozy.
Et c'est comme ça qu'on construit un avantage : en toute occasion, les médias aux ordres avantagent, parfois subtilement, parfois clairement, Sarkozy. Subtilement : Durant le débat avec Bayrou, Royal dit d'entrée de jeu qu'elle n'attend pas un ralliement de Bayrou, ce que celui-ci reprend ensuite dans ses propos ? Sur France-Info, on indique que Bayrou a précisé qu'il ne se rallierait pas Royal. Petit mensonge par omission. Clairement : Les pressions exercées par Sarkozy, pouir empêcher ce débat et à bien d'autres occasions, sont un secret de polichinelle. Pourtant, toute la presse les met régulièrement en doute dans ses articles. Je suis journaliste, je nie dans un article quelque chose que je sais être vrai à 100%. Et ça, étendu à la quasi totalité de la presse !
Une loi du silence concernant les défauts de Sarkozy, et une flagornerie en toute occasion. Ca laisse présager de ce qui se passera si Sarkozy devient président. La perspective est proprement terrifiante. Je pense personnellement que nous sommes devant l'un des pires dangers que notre pays ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale. Espérons simplement que nous, le Peuple français, n'auront pas à prendre les armes pour abattre un tyran.

Il est toujours fécond, le ventre de la bête immonde...

Tuesday, April 17, 2007

Blog

Au début, sur ce blog, j'avais quelques messages, mais depuis que j'ai omis de le mettre à jour pendant presque une année, plus rien. Bon, au moins, il est retourné à sa véritable vocation : un journal *intime*...

Un mouton dans la baignoire

En train de lire "un mouton dans la baignoire", d'Azouz Begag, ancien ministre de l'Egalité des chances et opposant à Sarkozy au sein du gouvernement Villepin.
J'en suis au deux tiers, mais je n'aime pas ce livre, malgré tout ce qu'il révèle sur Nicolas Sarkozy.
Malgré ce qu'en dit l'auteur, il transparait clairement que ce n'est pas par hasard si c'est dans un gouvernement de droite qu'il s'est retrouvé : Les jeunes qui manifestent contre le CPE sont des paresseux qui ont le culot de ne pas vouloir se laisser exploiter (il cite un jeune de 20 ans qui se plaint de la difficulté d'obtenir un crédit immobilier et se demande pourquoi on peut vouloir obtenir un crédit immobilier à 20 ans. C'est vrai, ça ! Laisse-toi d'abord un peu baiser, et quand les entreprises auront bien fait leur beurre sur ton dos, là tu auras le droit d'acheter un petit studio minable. En attendant, tu aurais habité chez papa-maman, parce qu'un CPE, ça aurait pas été génial non plus pour louer un appartement, bien sûr). En fait, il nie la notion même de précarité, en disant que de toute manière rien n'est sûr économiquement, avec la Chine, tout ça. Le classique deux temps, trois mouvements de la droite : d'abord, on supprime les barrières douanières pour que les pays à bas coûts puissent exporter vers ici, ensuite on dit que la main d'oeuvre locale n'est pas compétitive et qu'elle va devoir renoncer à tout ce qu'elle a conquis de haute lutte depuis 2 siècles. A défaut, elle est paresseuse et antipatriotique. Bref, je deteste sa manière de fustiger implicitement la paresse de la jeunesse française. Je trouve ça scandaleux.
En dehors de ça, le livre est largement inintéressant : il se répend en lamentations sur la difficulté du métier de ministre et je sens que je vais en savoir beaucoup plus que je ne le voudrais sur ses états d'âme. Personne ne l'a obligé, pourtant. On aimerait le voir pendant une semaine dans les chaussures d'un ouvrier chez Peugeot... Sans compter les innombrables jeux de mots...
Les calembours sont les pets de l'esprit, monsieur le Ministre.

Friday, March 30, 2007

"Police partout, justice nulle part !"



Le Peuple souverain manifestant pacifiquement, dispersé violemment à coup de grenades lacrymogènes par la police...

Thursday, March 22, 2007

"300"

Le dernier blockbuster américain en date, 300, tiré du comic du même nom de Frank Miller et qui relate la bataille antique de Thermopyle, où 300 Spartes résistèrent vaillament à des milliers de Perses, laisse un goût bizarre en bouche.
La réalisation technique est intéressante, avec un choix chromatique des plus judicieux et une photographie de très bonne facture, même si l'usage immodéré des ralentis fait qu'on se demande s'il s'agit là d'un souci d'économie (pour meubler) ou des conséquences d'un visionnage en boucle de Matrix. Les scènes de bataille n'ont rien de bien exceptionnels dans leur réalisation technique, mais évitent au moins la répétition.
Non, le problème n'est pas dans la réalisation. Le problème, c'est le message nauséabond véhiculé par le film.
On a là une civilisation, Sparte, qui pratique l'eugénisme (on va jusqu'à justifier cette attitude durant le film par la trahison d'un spartiate "rejetté", tellement difforme qu'il est réalisé en images de synthèse), où les hommes ne naissent que pour être des guerriers et les femmes des mères de guerriers, bref des barbares au sens le plus strict du terme. Ce qui ne les empêche nullement d'être les "gentils" du film et de figurer comme les combattants de la liberté, et d'exiger de leur peuple le prix du sang, pour la liberté. Ces combattants affrontent des hordes venus d'Orient pour asservir et exterminer tout le monde "parce que". Parce qu'ils sont méchants. En fait, le film ne donne pas d'explication. C'est comme ça, point final.
Evidémment, toute ressemblance avec des problématiques contemporaines ne saurait être fortuite. On se souviendra que les descendants des Perses ne sont autre que les Iraniens, et qu'ils sont toujours (ou plutôt de nouveau) les méchants.
De même, on peut voir comme un analogie entre ce roi , qui sait que la guerre est nécessaire, opposé à un Sénat dans l'erreur, qui la refuse, et la situation dans certain pays occidental déjà engagé dans plusieurs conflits dans des pays entourant l'ancienne Perse...
De là à penser que ce film fait partie d'un plan de propagande servant à préparer l'opinion à un nouveau conflit, il n'y a qu'un pas...

Tuesday, March 13, 2007

Euthanasie

La cour d'assises de Dordogne est en train de juger le docteur Laurence Tramois et l'infirmière Chantal Chanel pour l'assassinat de Paulette Bruais relance avec vigueur le débat sur l'euthanasie, et on s'aperçoit avec surprise que rien n'est reglé.

La presse et, malheureusement, la justice, sont en train d'inventer des distingos subtils qui permettent de créer une différence totalement imaginaire avec l'affaire Humbert, basé sur arguments totalement spécieux : le fait que le docteur Chaussoy avait "seulement" débranché les appareils maintenant en vie Vincent Humbert, alors que Laurence Tramois et Chantal Chanel ont injecté un poison à Paulette Bruais (aux yeux de la loi et moralement, ça ne fait pas la plus petite différence : il s'agit d'un homicide volontaire. On effectue délibérement une action qui va entrainer la mort), l'absence de volonté de mourir de la patiente (qui a volé en éclat en plein procès, puisque des témoins l'ont entendu exprimer à plusieurs reprises son envie d'en finir) et l'absence de consentement de la famille (la famille est tellement peu consentante qu'elle a refusé de se porter partie civile dans ce procès, c'est dire).

Petit rappel, histoire de remettre les choses en perspective : au moment où Paulette Bruais est morte, elle était dans le coma depuis 2 jours. Un coma "réactif à la douleur". Elle souffrait d'une occlusion intestinale qui allait entrainer des "vomissements fécaloïdes", le tout ne pouvant déboucher que sur la mort, puisqu'elle souffrait d'un cancer en phase terminale...

On a l'impression que les médias sont en train de nous préparer à l'idée que ces femmes vont être condamnées, histoire de sonner la fin de la récréation concernant l'euthanasie, alors qu'elles n'ont pas hésité à risquer leur liberté et leur carrière, par compassion. Mais ça n'arrivera qu'après les élections, bien entendu.

Vous, je ne sais pas, mais moi, cette histoire me met extrêment mal à l'aise, 4 ans après que Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre ait affirmé que l'Etat n'avait pas vocation à légiférer en matière d'euthanasie. L'Etat prend même tellement peu position qu'il s'apprête à mettre deux femmes courageuses en prison et à briser leur vie.

Thursday, January 11, 2007

Pascal Sevran, Dieudonné, même combat

Malgré les propos monstrueux qu'il a tenu dans son livre, Pascal Sevran vient de recevoir des témoignages de soutien d'un certain nombre de personnalités du show-business (dont Renaud, décidément à coté de la plaque depuis son come-back). On ne peut que s'interroger : si dire que "la bite des Noirs est responsable de la famine en Afrique" n'est pas raciste, qu'est ce qui est raciste ?
Etrangement, les dérapages de Dieudonné n'ont pas connu la même indulgence. La démarche est pourtant très analogue.

Pour parler du fond (car il n'est de vrai lutte contre les idées que par les idées) : la famine en Afrique est due à l'exploitation des ressources naturelles de ce continent par les puissances occidentales, à vil prix, avec la complicité de potentats locaux (les guerres en Afrique ne sont que des luttes pour la domination de ces ressources entre les puissances en question, la plupart du temps par combattants locaux interposés, qui deviendront les nouveaux potentats, etc). Ces pays sont allés jusqu'à réorienter leur agricuture vers des produits d'exportation, et on cultive du cacao, du caoutchouc et du café dans les pays les plus pauvres de la planète, dont les habitants ont du mal à simplement trouver à manger. Tout le mode de vie occidental ne repose que sur cette exploitation, permettant de fabriquer à faible prix les produits nécessaires à notre société de consommation (à tel point que le coût des matières premières dans un produit est souvent négligeable par rapport au savoir-faire technologique. C'est ce qu'on appelle la "société du savoir"...).
Pour cette raison, les Africains sont trop pauvres pour pouvoir s'assurer une contraception digne de ce nom, donc à moins de leur demander de pratiquer l'abstinence perpetuelle, il est logique qu'il y ait des naissances en masse.

On prend les mêmes et on recommence

Quand l'armée éthiopienne a attaqué la Somalie, je me suis dit que les Etats-Unis avait vraiment appris quelque chose en Iraq et qu'ils envoyaient des sous-fifres faire le sale boulot à leur place, histoire de faire comme si de rien n'était en cas de revers (cynique, je sais). Mais en fait, les attaques aériennes menées par l'US Navy contre "des bases d'Al-Qaeda" en Somalie (en d'autres termes : le bombardement des troupes anti-loyalistes) montrent que les Etats-uniens sont incapables de tirer les leçons de leurs échecs. Ils commettent encore les mêmes erreurs, alors que la situation dégénère déjà à Mogadiscio, où les troupes éthiopiennes sont régulièrement prises à partie par la population.
Et à nouveau, on assiste aux mêmes scènes qu'en 2002-2003 : Le gouvernement états-unien affirme : "les Etats-Unis ont pris ces mesures parce que nous disposons d'informations sur la présence de hauts responsables d'Al-Qaida", mais sans montrer aucune des preuves dont ils disposeraient, et immédiatement, Tony Blair, servilement, montre son soutien indéfectible : "Je pense qu'il est juste que si des terroristes, où que ce soit, essayent de diriger les gouvernants et d'empêcher les gens d'avoir le type de vie auquel ils aspirent, nous nous dressions et protégions ceux qui combattent le terrorisme".
Les Etats-Unis ont-ils l'intention de mettre le monde entier à feu et à sang ?